Oublis et dépendences L’heure de l’oiseau

Au mépris de sa renommée

17 août 2014

J’ai vu le soleil bas, taché d’horreurs mystiques
Rimbaud. Le bateau ivre

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L’île d’Aphrodite se devait d’être escale obligée du poète. Mais c’est avec ses mains qu’il a laissé une trace dans les contreforts du mont Troodos, briques de terre et dalles de pierres en lieu et place de mots. Ainsi le poète français a construit en 1880 une maison pour le gouverneur britannique de Chypre - là où une plaque à la précision aléatoire s’offre aujourd’hui comme maigre souvenir : « Arthur Rimbaud […] au mépris de sa renommée, contribua de ses propres mains à la construction de cette maison ».

Carrefour, creuset, bouillon de culture et de cultures de la contradiction et du paradoxe, Chypre nous surprend : au coin d’une rue touristique un trou dans la roche s’avère tombeau sacré, une martyre juive, Salomone, est vénérée comme sainte - Agia Solomoni - par les orthodoxes à Paphos. ; dans Omodos, un village perché où le temps s’est -en apparence -arrêté, une échoppe fait dialoguer (ou chanter ensemble?) dans ses rayons, des icônes traditionnels peints à la main et une figurine rembourrée de Psy, le chanteur coréen de « Gangnam style ». Comme si Rimbaud, toujours en avance sur son temps, avait amené dans ses valises le virus du Surréalisme, le disséminant dans l’île des chevaliers de Saint-Jean.

Articles : Divers

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