Droit…à la vérité Que deviendrions-nous sans les ‘Barbares’?

Ceux qui veulent châtrer…

16 novembre 2009

…l’islam

homme verité Étrange initiative – populaire – que celle lancé par un parti suisse connu par ses penchants xénophobes et antieuropéens. Il s’agit rien de moins que de fixer dans la loi l’interdiction de construire des minarets, ces appendices verticaux des mosquées. Étrange –davantage –le fait que des personnes traditionnellement ouvertes à l’Autre, et à sensibilité de gauche, se déclarent tantôt dubitatives, tantôt prêtes à voter à faveur de l’initiative. Étrange – en apparence – que certaines femmes éclairées, notamment des féministes, votant et ancrées principalement à gauche, se disent séduites par celle-ci. A la question du pourquoi, elles (et ils) évoquent immanquable et incessamment l’oppression des femmes, le manque de liberté de ces dernières et, en général, l’extrémisme religieux. A la question de savoir où se situe le lien directe entre ces tours à capuchon et le voile islamique, elles (et ils) insistent sur le caractère moyenâgeux des pratiques, sur l’aspect conquérant et agressif d’un tel objet architectural.

Loin de moi prétendre maîtriser la « chose psychanalytique », mais dans ce cas précis il y a des éléments qui sautent littéralement aux yeux. Cet engouement pour l’amputation d’un organe de béton, sans rapport logique ni, utilisons le mot, conscient, avec les éléments qu’on escrime pour le combattre, a de quoi faire dresser l’oreille. Le minaret se lève, raide et vertical dans le paysage. On lui associe fantasmatiquement une signification conquérante, certains le comparent à une baïonnette, d’autres, notamment les fabricants de l’initiative, en voient un missile. Symboles phalliques qu’on lui associe donc, d’une masculinité agressive et, pour certain(e)s, menaçante. Ainsi voudrait-on, inconsciemment (et ce mot est utilisé ici avec ses deux sens possibles) l’extirper, rendre impossible son érection. En d’autres termes, “féminiser” la religion, lui enlevant son « attribut » masculin dans le fantasme, le phallus-minaret.

Mais il serait temps, pour celles et ceux qui agissent dans la situation présente comme hypnotisé-e-s, de secouer leur inconscient, et, ainsi (r)éveillé-e-s, percevoir les vrais enjeux, et placer leur énergie combattante là où cela le mérite vraiment.

Articles : Société, culture,, Ethique, liberté

2 Commentaires Votre commentaire

  • 1. Yov  |  20 novembre 2009 heure 18:03

    La puntuación que haces en el texto me encantó. Lejos de dejarte llevar por algunas de las trampas de lo imaginario, como por ejemplo –y quizás es lo que yo hubiera hecho- arremeter contra la poca capacidad dialéctica que a veces exhibe la retórica feminista, le prestas tu oído al tropiezo discursivo; en buena cuenta, haces explícita la brecha que se abre entre el enunciado y la posición inconsciente o el punto de enunciación.  Se habla entonces desde la aversión que causa el minarete-falo.

    Y acá va mi añadido:

    Pero no se trata del falo en su dimensión, digamos, más clásica, como símbolo del órgano o más bien de su falta, del operador lógico que establece el binario fálico-castrado(a) y todas las ordenaciones en el ámbito de las identificaciones y la sexuación. Se trata del falo en tanto alude a algo más oscuro, a algo que está fuera del lenguaje: al goce, a la pulsión. ¿A qué se refieren si no las feministas cuando hablan de extirpar el carácter medieval de las prácticas islámicas o cuando hablan del carácter agresivo del objeto? Y por otro lado ¿Por qué estas turgencias arquitectónicas resultan más amenazantes que las católicas, igual de fálicas en su presentación visual?

    Se trata entonces del rechazo a una cierta forma de gozar, a determinada forma de gozar de la violencia, de la muerte, y de todo lo que puede estar incluido en el rubro de “prácticas medievales”. Se trata del rechazo a un goce Otro, extranjero, ajeno, enemigo en tanto conmueve la posición siempre frágil del sujeto en relación a sus referentes simbólicos. Ya lo decía Lacan cuando hablaba del racismo, es el odio, el no soportar el goce del Otro. Ya se plasma lo anterior desde lo visual, en la imagen que has colocado sobre el minarete: Phi mayúscula es el símbolo del falo en tanto significante del goce.

    Y sí, ni los más progresistas escapan al discurso de la segregación, son racistas sin saberlo.

  • 2. benide  |  23 novembre 2009 heure 16:42

    Merci beaucoup pour ce commentaire enrichissant!
    En effet, il y a des racistes (et des xénophobes, dans son sens le plus directe de peur de l’Autre) qui s’ignorent - et qui s’affichent quand ils (o elles) doivent prendre parti face à la jouissance de l’Autre.  Masquant, parfois, le racisme sous le manteau verbal du rac(ional)isme

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