Détective ou créateur ? L’exégète ID sur la corde raide face à l’usager Numérisation et partage des savoirs

Babel Alexandrie aller-retour

22 avril 2007

Multilinguisme et logiciels professionnels

roseta numérique. Par BenideDes beaux paysages néo-zelandais aux Grands Lacs - en passant par la Seine - le souci de la satisfaction du “client” biblioth-économique va souvent de pair, chez les concepteurs des logiciels, avec l’oubli, ou le dédain, du caractère allophone de celui-ci. Ou plus précisément, de la complexité engendrée par la coexistence, dans un même espace physique ou virtuel, des utilisateurs aux langues différentes.

Ainsi, même chez Greenstone (logiciel libre de bibliothèque numérique), dont l’interface a été traduite en Maori, Arabe, Marathi (langue du Maharastra) + un grand etcétéra,il est très difficile d’implémenter une collection vraiment multilingue (comprenant classificateurs de navigation - menu, thésaurus, contenu proprement dit ). Des gros “bidouillages” s’imposent pour arriver à des fins quelque peu satisfaisantes.

Cette problématique, peu déterminante dans des contextes homogènes, est essentielle s’agissant de pays multilingues (dont la Suisse) et d’organisations internationales.Comme la plupart des sociétés conceptrices des logiciels de bibliothèque se trouvent dans pays “monolingues” : anglophones( Nouvelle Zélande, USA) ou francophones (France), il y a peut-être chez eux une manque de sensibilité à cette demande. Même de grosses machineries propriétaires (et donc - bien - payantes) négligent cet aspect et les clients doivent encore investir en temps, matière grise et monnaie trébuchante pour trouver des solutions adaptées. On parle ici, bien sûr, d’une réelle approche multilingue, non cosmétique. By the way - si vous me permettez l’incursion anglophone - certaines grandes organisations internationales à Genève commencent à se tourner vers les SIGB libres. Encore en phase d’étude, cette alternative est envisagée sérieusement.

Je me demande s’il ne faudrait pas créer une groupe de travail Suisse (ou Helvéto -Européen) sur les SIGB multilingues et sur le multilinguisme en bibliothèques, archives et centres de documentation en général. Une vraie étude préliminaire de la situation en Suisse serait la bienvenue, accompagnée d’une autres sur les sites (et les SIGB) des organisations onusiennes. Spécialistes ID, linguistes, informaticiens, autorités politiques, pourraient travailler de concert pour trouver des vraies solutions efficaces et adaptées.

Articles : Bibliothéconomie, Normes, Standards, TIC

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